Yaoundé, le 27 octobre 2010
Il y a à peine plus de soixante-dix ans, le 18 juin 1940, dans le drame effroyable que connaissait la France humiliée et défaite, le général de Gaulle redonnait espoir et confiance aux Français ; il rappelait que « l’honneur, le bon sens, l’intérêt supérieur de la Nation commandait de poursuivre la lutte aux côtés des Alliés, qu’elle devait être présente à la Victoire ! ».
Dans les semaines qui suivirent, celui qui était encore le commandant LECLERC, arrivait à DOUALA, où il déclarait au nom du général de Gaulle :
« Le CAMEROUN, depuis le jour même de l’armistice, a crié son indignation, son désir de continuer la lutte aux côtés des Alliés, sa volonté de rester libre et de ne pas se soumettre à l’ennemi ! Le général de Gaulle a entendu cet appel. En son nom, j’ai pris ce matin, 27 août 1940, le poste de Commissaire général et déclare le CAMEROUN autonome politiquement et économiquement ! … ».
A compter de ce jour, aux côtés de leurs frères d’armes du Tchad et du Congo, des Bigors et des Marsouins de l’Infanterie coloniale, les soldats camerounais écrivirent en Afrique, en Italie, en France et en Allemagne, parmi les plus belles pages de notre histoire commune, comme en témoignent les noms de victoires qui parent la soie de vos drapeaux.
Beaucoup rentrèrent, meurtris à jamais dans leur chair ! Beaucoup tombèrent dans ces pays du Nord, aux côtés de leurs camarades métropolitains ou Nord-Africains. Ils reposent loin des leurs mais nous ne les oublions pas !
Ils sont l’honneur du CAMEROUN ; ils sont la concrétisation de l’amitié franco-camerounaise ! Ils sont les témoins sacrés de notre histoire commune qui dépasse les aléas et conjonctures que connaissent les peuples !
Vive la France, vive le Cameroun, vive l’amitié franco-camerounaise !
Aux morts !


