Assainissement à Yaoundé : travailler en équipe pour réduire les risques d’inondations.

Une récente visite de terrain a permis de constater l’avancement des travaux sur le Projet d’assainissement de Yaoundé alliant la Banque africaine de développement, l’AFD et le Fonds pour l’environnement mondial aux côtés des pouvoirs publics camerounais.

Maîtriser le niveau des eaux : le défi de l’assainissement à Yaoundé

Yaoundé est parcourue par de nombreux cours d’eau et se trouve à la conjonction des bassins de la Mefou et de la Sanaga. Durant la saison des pluies, la capitale camerounaise se retrouve ainsi confrontée à de forts risques de crues et d’inondations. Avec le développement rapide de l’agglomération, passée de 1,8 à 2,9 millions d’habitants en dix ans, la communauté urbaine de Yaoundé n’a pas eu le temps ni les moyens de procéder aux aménagements nécessaires à l’écoulement des eaux.

C’est pour remédier à cette situation que la Banque africaine de développement (BAD) a apporté en 2006 un premier financement pour la construction d’un canal de drainage des pluies. D’une longueur de 3,5km, cet ouvrage a permis de réduire le nombre d’inondations de 15 à 3 par an. Pour faire face à la forte croissance des banlieues et améliorer ces résultats, il faut aujourd’hui prolonger ce canal. Ce nouveau chantier représente un coût important de 119 millions d’euros (78 milliards FCFA).


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Les équipes de la BAD et de l’AFD sur le chantier du canal principal

Développer l’esprit d’équipe via le cofinancement

Pour permettre le bouclage financier de cet important projet visant la construction de 14 km de canaux, des actions d’aménagements connexes dans les quartiers et de gestion des déchets liquides, l’Etat camerounais, la BAD ,l’AFD et le Fonds pour l’environement mondial (FEM) ont ainsi additionné leurs forces pour permettre la réalisation de cette seconde phase du projet d’assainissement de Yaoundé.

En se concertant en amont du projet, les partenaires techniques et financiers se sont réparti la charge de travail en ciblant chacun le financement d’une composante spécifique du projet. Ainsi le FEM (3M€) a pris en charge la réalisation des études environnementales et paysagères, l’AFD (80M€) et la BAD (24M€) se sont répartis les travaux. Le financement de l’AFD vise en particulier la supervision des travaux et l’aménagement de l’aval de la rivière Mfoundi.

La visite réalisée le 8 avril dernier par M. Jean-Pierre Marcelli, Directeur du département Afrique subsaharienne de l’AFD et M. Racine Kane, Représentant résident de la BAD au Cameroun, et, a permis de constater les progrès accomplis depuis le lancement des travaux. Cette visite a montré la dynamique mise en place par l’entreprise de travaux Razel et le bureau de contrôle EGIS afin de garantir les délais et la qualité des travaux exécutés. Le calendrier d’exécution n’ayant pas connu de retard à ce jour, les travaux pourront être livrés comme prévu en fin 2018.

Ce projet illustre la volonté de l’AFD de mieux coordonner ses appuis avec les autres bailleurs de fonds présents au Cameroun, à l’image du projet du barrage de Lom Pangar (Banque mondiale, BAD, BDEAC, BEI et AFD) ,de réhabilitation de l’axe routier vers le Septentrion (BAD, BDEAC, JICA et AFD), du projet d’alimentation en eau en milieu urbain (BEI et AFD), ou le projet commun de santé (KFW et AFD).

 

 

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Dernière modification : 27/05/2016

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