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Coopération dans le secteur de la jeunesse |
1. La coopération française dans le secteur de la jeunesse
Le projet a produit les résultats suivants :
- la dynamisation du tissu associatif des jeunes (identification, organisation, légalisation, agrément de nombreuses associations, structuration en pôles et en réseau de ville, conception de plans d’actions effectivement mis en œuvre par de nombreuses activités sportives et culturelles régulières dans les quartiers concernés...). En 2007, 25 pôles existent à Yaoundé et 13 sont actifs à Douala. Ce sont donc environ 236 associations (représentant environ 6000 jeunes) qui participent à cette démarche et constituent ainsi un terreau désormais expérimenté pour diffuser la culture et la pratique associative.
- La réalisation d’infrastructures (sportives ou culturelles), en nombre limité (comme prévu dans le projet), mais qui chacune créent des occasions concrètes de mieux cerner les conditions d’un travail en concertation entre acteurs publics de l’Etat, collectivités locales et acteurs associatifs (comme par exemple pour définir le mode de gestion commune de la maison des jeunes de Bepanda à Douala ou permette d’articuler les décisions en vue de la réalisation du plateau multisports d’Etoudi à Yaoundé).
- La conception, par les pôles d’associations, de projets d’activités génératrices de revenus (AGR) susceptibles de constituer un espace de formation et d’assurer quelques ressources aux associations ou aux pôles qui les ont initiées.
2. Caractéristiques de la « maison des jeunes »
La dynamique associative décrite ci-dessus s’est adossée à des réalisations concrètes donnant aux jeunes une visiblité et, par voie de conséquence, un sens à leur engagement personnel et associatif.
Les travaux ont permis concrètement d’assurer l’intégralité
de la construction du site, situé devant une plate-forme multi-sports.
Les locaux mis à disposition des jeunes sont constitués :
- d’une salle informatique équipée
- d’une salle de spectacle (scène ouverte sur l’extérieur)
- d’un magasin, dédié à l’exposition d’œuvres
réalisées par les jeunes
- d’une salle de réunion
- d’un bureau pour l’équipe administrative
- d’un bloc sanitaire
- d’un « boukarou » destiné à l’expression
culturelle et artistique des jeunes bénéficiaires.
L’équipe du projet et la coopération française
ont fait le pari de la responsabilisation des jeunes sur ce chantier en les
impliquant dans la réalisation des travaux, d’un montant total
de 58 M FCFA (environ 88 000 euros), sous le contrôle d’un bureau
d’études et d’encadreurs issus d’entreprises locales
(dans une perspective de renforcement du tissu économique local).
De même, concernant les équipements, le savoir-faire des ateliers
d’insertion socio-professionnelle mis en place dans le cadre du projet
sera valorisé (notamment les activités génératrices
de revenus développées dans les domaines de la couture et de la
fabrication de savons).
3. La coopération en matière de jeunesse aujourd’hui
La coopération française soutient le partenariat signé entre l’Institut national de la jeunesse et des sports de Yaoundé et l’Institut de la jeunesse et de l’éducation populaire de Marly-le-Roi en France.
Le ministère de la Jeunesse camerounais souhaite également capitaliser l’expérience JEVAIS afin de produire des outils et des indicateurs et les diffuser pour contribuer à des effets « levier » dans le pays voire dans la sous-région, et soutenir la communication en matière d’initiatives des jeunes dans tous les domaines, notamment dans le cadre de la mise en oeuvre du Projet d’appui à la jeunesse rurale et urbaine (PAJERU), financé dans le cadre PPTE à hauteur de 7 Md CFA sur 3 ans.
