Le projet d’appui au renforcement des capacités opérationnelles de la police (PARCOP)

Présentation du projet d’appui au renforcement des capacités opérationnelles de la police (PARCOP)

Le projet d’appui au renforcement des capacités opérationnelles de la police est un projet de coopération bilatéral dans le domaine de la sécurité avec le Cameroun, qui vise à apporter un appui à l’institution policière en lui permettant d’acquérir des techniques et des outils qui lui permettront de faire respecter l’état de droit, et de garantir la protection des personnes et des biens.

Lancé en 2008, le projet PARCOP a été gelé pendant 2 ans avant d’être réouvert en 2010 sur décision du Ministère des Affaires étrangères. Le projet prendra fin le 29 septembre 2013.

 

Les objectifs du projet

Afin de favoriser la modernisation de la police camerounaise et l’amélioration de la performance de ses services par le renforcement de ses capacités d’administration, de ses capacités opérationnelles et le professionnalisme des policiers, le projet avait pour objectifs :

- la création d’un réseau de transmission de données entre les délégations provinciales et la délégation générale à la sûreté nationale (DGSN) ;
- l’appui à la division spéciale de contrôle des services pour renforcer la lutte contre la corruption ;
- l’appui à la sécurité publique générale pour consolider la police de proximité ;
- l’appui à la formation.
Cette coopération, orientée vers des actions ciblées de formation, de conseil et de partenariat à finalité professionnel, s’appuie sur les directions de la DGSN (Délégation Générale à la Sûreté Nationale) et les délégations provinciales.

Au terme du projet, la police camerounaise doit être dotée des outils lui permettant :
- d’assurer la formation et la gestion prévisionnelle de ses effectifs, et un suivi statistique de délinquance ;
- de mieux remplir les missions qui lui sont dévolues sur le terrain.

 

Bilan des actions engagées à travers le projet PARCOP

 

Bilan
 

- Les moyens financiers et logistiques ont surtout été concentrés sur la création d’un réseau de transmission de données et de création de fichiers opérationnels qui permettront à la police et à la gendarmerie de mieux contrôler les différents phénomènes criminels et la délinquance à laquelle le Cameroun est confronté. A terme, les informations recensées permettront d’établir des statistiques plus précises. En effet, jusqu’ici, les forces de sécurité ne disposaient d’aucun fichier informatisé et les informations sur la criminalité étaient plus que parcellaires. La base de données est également appelée Système intégré de Gestion des Infractions (SIGI), mise en place préalablement au Bénin sur un projet similaire.

 Cette base de données ainsi mise en place au Cameroun, devrait constituer un outil performant et essentiel au travail des policiers et des gendarmes qui pourront mieux remplir les missions qui leur sont dévolues.

 A cet égard, l’installation d’un centre de calcul des bases de données criminelles constitue un atout majeur.

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- Dans le cadre de ce projet, la coopération française s’est également attachée à effectuer un transfert de compétences à travers différentes actions de formations pour former des personnels ressources.

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Défis
 

Le succès du projet repose sur l’appropriation de ces outils modernes et performants de communication permettant un recensement de différentes données à caractère opérationnelle par les forces de sécurité. Un programme de formation et de sensibilisation des différents acteurs devra être mis en place pour garantir sa pérennisation.

Dernière modification : 30/07/2013

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