Portraits de Français du Cameroun : Claudélen Meallet

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Claudélen MEALLET a 53 ans et avec son mari, ils ont trois enfants, dont le plus jeune a passé le baccalauréat il y a 3 ans au lycée français Fustel de Coulanges à Yaoundé. Elle a vécu trois années en Équateur, en Amérique latine.

Claudélen MEALLET est venue au Cameroun dans le cadre d’un projet familial qu’elle a préparé pendant 9 mois pour s’installer durablement en Afrique subsaharienne avec son mari. C’est la rencontre avec des hommes et des femmes du Cameroun qui leur ont fait choisir ce pays. Elles se sent aussi camerounaise et a beaucoup de gratitude envers les femmes et les hommes de ce pays pour leur accueil et leurs qualités.

Depuis 6 ans, elle dirige son entreprise, qu’elle a créée en France, avec une filiale au Cameroun qui représente 90 % de son chiffre d’affaires. Son équipe est entièrement recrutée au Cameroun et dans la sous-région.

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Elle a eu une formation supérieure variée en droit public et en droit privé, un DESS d’Urbanisme et Travaux Publics. Puis, tout au long de sa vie professionnelle, elle continue à ouvrir ses champs d’expertise et de compétences : en 2000, elle fait un cycle de formation de chef d’entreprise et en 2005 et 2006, deux formations diplômantes, un master en PNL et coaching et une formation de direction d’établissement de santé.

Passionnée de musique et flûtiste (flûte traversière), elle a débuté l’apprentissage du violoncelle depuis un an. Elle développe ses connaissances en sciences cognitives et en développement personnel par la lecture, des formations courtes et spécialisées et ses expériences de vie et de rencontre sur trois continents différents, qui fondent son histoire de vie.

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Aujourd’hui, qu’y fait-elle ?

Aujourd’hui elle y vit et, en tant que dirigeante de son entreprise, elle y exerce son activité professionnelle d’Exécutive Coach (pour dirigeants d’’entreprise) et de formatrice au coaching et au développement personnel. Elle anime un réseau, en Afrique centrale, de plus de 250 personnes qu’elle a formées au coaching et à la PNL (Programmation Neuro-Linguistique).

Pleinement intégrée dans la vie économique du pays, elle est adhérente des fédérations professionnelles (GICAM / Groupement Inter Patronal du Cameroun et CAFCAM / Cercle d’affaires français au Cameroun) et est membre de de la commission des femmes chefs d’entreprise du GICAM.

Elle appartient au corps professoral de l’UCAC (Université Catholique d’Afrique Centrale) pour un cycle de coaching depuis le lancement, il y a 3 ans, de l’Executive MBA de Stratégie et management.

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Dans quelle conditions vit-elle au Cameroun ?

Claudélen vit avec son mari dans la capitale de Yaoundé, au cœur de la ville, et se déplace très souvent à Douala, la capitale économique. Son travail lui permet de rencontrer les hommes et les femmes, des professionnels éclairés, qui fondent au quotidien un Cameroun offensif, créateur de richesse -des hommes et des femmes qui au quotidien relèvent des défis incroyables dans tous les domaines, entreprises, santé, associatifs, citoyens...
Elle a eu la chance de voyager dans le Cameroun lors de fêtes familiales camerounaises, mariage, funérailles et ont choisi de se déplacer en train en bus et en taxi, ce qui leur a permis une intégration très rapide.

Son regard sur les échanges Français-Camerounais

Elle est particulièrement intéressée par l’évolution économique et sociétale du Cameroun ; elle croit en la capacité des camerounais et des dirigeants d’entreprise de relever les défis du développement, elle ne souhaite qu’une chose : y participer depuis sa modeste place de chef d’entreprise et de professionnel du développement personnel et de femme. L’Afrique en général, le Cameroun en particulier ont, de son point de vue, des atouts essentiels pour y parvenir : l’ancrage à la terre et le lien au sacré.

Son conseil à un(e) français(e) qui voudrait s’installer au Cameroun

Claudélen suggère de préparer le voyage comme on prépare un vrai projet et de répondre à la question : que voulez-vous vraiment en venant vivre au Cameroun ?

Elle suggère que la personne qui envisage de vivre au Cameroun privilégie les lieux et les occasions de rencontre avec les Camerounais afin de se rendre compte par elle-même de ce qui l’attire dans ce pays, sans se focaliser seulement sur les points de vue des étrangers qui y vivent. Un premier voyage d’une semaine de découverte préalable et de « test » lui paraît une bonne préparation -c’est ce qu’elle a fait elle-même avant de se décider.

 

Interview réalisée par Kristian Le Perff

Dernière modification : 03/10/2016

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