Résultats encourageants pour l’accès aux traiterments des personnes vivants avec le VIH/Sida

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Premiers résultats du projet ANRS 12 888 EVOLCAM de recherche sur l’accès aux antirétroviraux pour les personnes infectées par le VIH et co-infectés par la Tuberculose et les Hépatites B et C.

 

Le 16 novembre 2016, s’est tenue sur le campus de l’Université Catholique d’Afrique Centrale à Nkolbisson, la restitution du projet de recherche ANRS 12 888 EVOLCAM : « Analyse des évolutions du programme camerounais d’accès aux ARV dans les régions du Centre et du Littoral face aux enjeux actuels de la prise en charge du VIH et des principales co-infections ».

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Financé par la France (ANRS, Paris) pour un montant d’1 million d’euros pour trois ans (2013-2016), le projet ANRS 12 888 EVOLCAM a été conduit en partenariat entre des équipes françaises, relevant de deux unités (SESSTIM et TransVIHMI) de l’institut de recherche pour le développement (IRD), et des équipes camerounaises, issues de l’Université Catholique d’Afrique Centrale, des Universités de Yaoundé et de Bamenda. Les deux co-investigateurs sont Pr Christopher Kuaban, Doyen de la Faculté de médecine de l’Université de Bamenda, et Laurent Vidal, directeur de recherche à l’IRD.

Cette recherche, menée dans 19 structures de prise en charge du VIH des régions du Centre et du Littoral a combiné des approches qualitatives (socioanthropologiques) et quantitatives, (socioéconomiques), l’ensemble appuyé par des analyses biologiques. Trois types d’enquêtes ont été menées (auprès de patients séropositifs co-infectés ou non par la tuberculose, les virus des hépatites B ou C - 2141 dont 135 pour la partie qualitative ; de professionnels de santé - 209 ; et dans les formations sanitaires sur leurs caractéristiques).

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Par comparaison avec une étude menée il y a près de 10 ans, les premiers résultats du projet ANRS 12 888 EVOLCAM montrent que la qualité de vie mentale des patients et le niveau de partage de leur séropositivité n’ont pas changé. En revanche – globalement, avec des différences selon le type de structure (privée, publique), leur localisation et leur taille (UPEC/CTA) - la non observance des traitements et la fréquence des interruptions de traitement ont augmenté, de même que les dépenses catastrophiques de santé. Le même constat d’impacts financiers lourds se retrouve pour les patients découvrant leur infection aux VHC et VHB, compte tenu des coûts actuels des traitements.

Résultats encourageants, plus de 4 patients sur 5 sont en succès virologique. Par ailleurs, illustration de stratégies rendues possibles par l’efficacité des traitements, avoir un enfant pour une femme infectée par le VIH lui permet de contourner le risque de stigmatisation.

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Ces premiers résultats permettent d’attirer l’attention des autorités sur l’importance de pérenniser l’approvisionnement en ARV faute de quoi existe un risque de compromettre les avancées obtenues dans la lutte contre le VIH.

Plus de 70 personnes (universitaires, étudiants, professionnels de santé) ont participé à cette journée de restitution et d’échanges, marquée par la présence, au moment de l’ouverture, de M. Philippe Larrieu, Premier conseiller de l’Ambassade de France au Cameroun et de Pr Okalla, Vice-Recteur de l’UCAC, et pour la clôture de la journée, de Pr. Sinata Koulla Shiro, Secrétaire Général du Ministère de la Santé Publique du Cameroun, de Bruno Bordage, Représentant de l’IRD au Cameroun et de Pr Eloi Messi Metogo, Secrétaire Général Académique de l’UCAC.

Dernière modification : 01/12/2016

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