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RDC - Violences sexuelles et situation dans l’est du pays

RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
VIOLENCES SEXUELLES ET SITUATION DANS L’EST DU PAYS
DÉCLARATION DU PORTE-PAROLE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET EUROPÉENNES
(Paris, 8 juillet 2011)

 

Le rapport d’enquête final du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’Homme sur les viols massifs commis en République démocratique du Congo (RDC), publié mercredi, recense 387 viols qui se sont déroulés dans la région de Walikale en juillet 2010, dans la province du Nord Kivu.

 

La France renouvelle sa condamnation de ces actes criminels et son souhait de voir les responsables traduits en justice. Dans la région de Walikale, les viols ont été utilisés comme une arme de guerre, et l’impunité dont jouissent jusqu’à présent les coupables présumés ne peut qu’en encourager la répétition.

 

Dans ce contexte, les viols de masse commis en juin 2011 dans la région de Nakiele, dans la province du Sud-Kivu, sont intolérables. La France les condamne avec la plus grande fermeté et réitère son appel aux autorités congolaises à mettre tout en œuvre pour juger les responsables de ces crimes inacceptables. Conformément à la déclaration présidentielle du Conseil de sécurité des Nations unies du 18 mai 2011, elle renouvelle son appel aux autorités de la République démocratique du Congo à mettre en œuvre sans délai des enquêtes, comme elles s’y sont engagées, afin que ces viols massifs ne restent pas impunis. Elle leur demande en particulier de prendre toute mesure utile pour arrêter et juger les coupables de ces viols, pour renforcer la lutte contre l’impunité et pour apporter une assistance appropriée aux victimes de violence sexuelle.

 

La France renouvelle son soutien à la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO) dans sa mission de protection des civils en RDC, qui constitue la priorité de son mandat tel qu’il a été renouvelé le 28 juin par la résolution 1991 du Conseil de sécurité des Nations unies. À cette fin, elle appelle la MONUSCO à intensifier sa collaboration avec les autorités locales et la société civile congolaise dans l’Est de la RDC afin de prévenir le renouvellement de ces crimes./.

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