Cette thématique a fait l’objet d’un atelier du projet CORUS et AIRES-Sud Tenu à Yaoundé du 04 au 09 octobre 2010. Prenaient part chercheurs et enseignants venus d’Afrique et d’Europe.
Il était co-organisé par l’équipe AIRES-Sud 7134 de l’université de Yaoundé 1 coordonnée par le Pr Emmanuel Ngameni, qui dirige le laboratoire de chimie analytique du département de chimie inorganique de la faculté des sciences. Le Secrétariat exécutif tient à remercier ce partenaire pour la parfaite organisation de cet atelier.

Le ministre de l’enseignement supérieur était représenté par M. Dr Jean Paul Komon, Conseiller Technique n° 2 auprès du Ministre. Le recteur de l’université de Yaoundé 1, le Professeur Oumarou Bouba par le Pr. Daniel Njopwouo. L’ambassade de France au Cameroun par M. Eric Force, conseiller technique à l’environnement. L’IRD était représenté par M. Xavier Garde, Représentant au Cameroun. Le Secrétariat exécutif CORUS et AIRESSud était représenté par Mme Penda Bary et M. Philippe Hamelin.
Les Travaux scientifiques ont été introduits par une conférence liminaire sur les matériaux nanohybrides dérivant des minéraux argileux du Pr. Christian Detellier vice recteur de l’université d’Ottawa et directeur du Centre de Recherche et d’Innovation en catalyse du département de chimie de cette université.
Les vingt cinq exposés scientifiques ont rendu compte de la qualité des résultats obtenus dans le cadre de projets de recherche soutenus par les programmes. Ils ont été à l’origine de débats de bonne tenue et animés. L’argile et le bois ont été les deux matériaux étudiés lors de ce séminaire et malgré la relative disparité des échelles des sujets d’études et des disciplines les échanges intenses ont confirmé la complémentarité des sujets. Sur le bois des contacts ont été établis entre l’équipe marocaine et l’équipe de Yaoundé.
Cette rencontre a été enrichie par la présence de M. Azizi Samir ancien doctorant de l’équipe marocaine, Directeur de l’entreprise Nanocomposites and bioconcept S.A.R.L. Il a exposé comment, à partir des travaux de sa thèse et avec le soutien de son laboratoire, il a réussi à monter une entreprise malgré le peu de soutien des bailleurs privés et publics au Maroc. Il a montré l’existence de débouchés, notamment dans le secteur industriel, pour les recherches menées par les équipes présentes à cet atelier.
Comme lors de chaque atelier, une table ronde animée par le Secrétariat exécutif a réuni les participants autour d’un objectif, le recensement des besoins en matière de renforcement des capacités de la recherche en Afrique et la formulation des stratégies adéquates pour y parvenir. Deux point principaux sont ressortis de cette table ronde :
Le premier, spécifique aux sciences de l’ingénieur qui nécessitent des équipements
performants. Pour cela, les équipes envisagent dans un premier temps un recensement des
équipements existants et dans un deuxième temps une double mutualisation de ceux-ci au
sein de leur réseau mais aussi dans le cadre de leur université. Cela leur permettrait de
disposer d’une plateforme technique suffisamment importante pour ne plus dépendre des
laboratoires du Nord. L’autre point abordé est celui de la nécessité, pour les étudiants en
troisième cycle, de bénéficier de bourses au niveau local. Un seul étudiant burkinabé a pu
faire son doctorat avec une bourse mensuelle de 59.000 Fcfa (environ 90 € soit un peu plus
que le salaire d’un instituteur au Burkina Faso). Au Cameroun, les participant ont estimé
qu’avec 80.000 Fcfa mensuels, les doctorants arriveraient à rédiger leur thèse en trois ans
contre 6 ou 7 ans actuellement car ils sont obligés de travailler pour vivre.
Les conclusions de cette table ronde seront compilées avec celles des autres ateliers et constitueront un guide de bonnes pratiques pour le renforcement des capacités.
Le dernier jour de l’atelier était essentiellement consacré à la session de formation sur les stratégies de valorisation des projets. Elle a été animée par le Pr. Barthélémy Nyasse, enseignant à l’université de Yaoundé 1 et responsable de la cellule de la promotion de la recherche universitaire au ministère de l’enseignement supérieur.
