La France au Cameroun Ambassade de France à Yaoundé
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Relations économiques et commerciales

Avec près de 110 filiales et une estimation de 200 entreprises (approximation obtenue grâce à l’enquête filiales menée par le Service économique régionale de Yaoundé en 2009 auprès des implantations d’entreprises française en Afrique centrale) appartenant à des ressortissants français dans tous les secteurs d’activité, la France reste le premier investisseur étranger au Cameroun.

 

Même si les chiffres n’ont en ce domaine qu’une fiabilité très relative, on pourra retenir que le stock d’investissement français au Cameroun représenterait un peu plus de 500 millions d’euros (555 millions d’euros en 2008 selon les dernières estimations de la Banque de France) soit seulement 0,1% du stock d’IDE français à l’étranger mais constituerait environ le tiers du stock d’investissement direct étranger dans le pays (estimé à 2,61 Mds d’euros en fin 2004).

 

Les filiales françaises sont significativement présentes dans l’agriculture et l’agroalimentaire (Compagnie fruitière, groupe Vilgrain, groupe Castel, groupe Bolloré,..), le pétrole (Total, Perenco), les équipements électriques et informatiques –fourniture et installation- (Schneider, Va Tech, Cegelec, CFAO Technologies, Bull), le ciment (Lafarge), la distribution (CFAO), la logistique et les transports (Bolloré, Air France), la téléphonie mobile (Orange), les banques et les assurances (Société Générale, Crédit Lyonnais, Banques Populaires, Axa, AGF, Gras Savoye), le BTP (Vinci, Bouygues, Razel, Scet). Elles emploient environ 30.000 collaborateurs.

 

En ce qui concerne l’évolution des filiales françaises au Cameroun, on constate que, si aucun retrait n’a été enregistré, en revanche, les nouveaux venus sont rares. La progression du stock des investissements français au Cameroun repose donc sur les entreprises déjà présentes, qu’elles augmentent leurs capacités de production (Lafarge au travers de Cimencam, Vilgrain au travers de SOSUCAM…) ou qu’elles aient participé aux opérations de privatisation et de mise en concessions (participation de Bolloré à la concession du terminal de containeurs de Douala et des chemins de fer –Camrail, privatisation de SOCAPALM,..).

 

La nouvelle stratégie de développement du Cameroun adoptée récemment par le gouvernement prévoit d’importants projets d’investissement à moyen et long termes, qui pourraient ainsi renforcer la présence française dans ce pays. La constitution d’un véritable marché régional en Afrique centrale ainsi qu’une amélioration continue des infrastructures et de l’environnement des affaires notamment au travers d’un meilleur fonctionnement des administrations (douanes, impôts, justice) et d’un cadre réglementaire modernisé sont certainement des pré-requis à un plus large regain d’intérêt et à une diversification des investisseurs.

 

Avec des importations d’une valeur totale de 538 M EUR, le Cameroun reste le premier client de la France dans la sous-région.

Mise à jour : 02/06/2010
 

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