La France au Cameroun Ambassade de France à Yaoundé
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Secteur Santé

L’amélioration de l’état de santé de la population et l’accès aux soins demeurent une priorité du Gouvernement camerounais et de ses partenaires techniques et financiers. Une Stratégie Sectorielle Santé 2001-2015 visant les Objectifs du Millénaire pour le Développement a été adoptée par le Cameroun dans le cadre du plan national de réduction de la pauvreté. Ses principaux objectifs sont :

- réduire d’un tiers la charge morbide chez les pauvres et les populations les plus vulnérables,

- réduire de deux tiers la mortalité des enfants de moins de 5 ans et de trois quarts la mortalité maternelle,

- réduire de 50% la prévalence du VIH/SIDA,

- ramener le taux de décès associé au paludisme à moins de 10%, obtenir une couverture d’au moins 40% de la population par un système de partage du risque maladie.

A l’occasion des évaluations réalisées en 2010, il est apparu que les Objectifs du Millénaire pour le Développement en matière de santé ne seraient vraisemblablement pas atteints par le Cameroun. Ce constat a cependant entraîné un redoublement d’efforts de la part du Gouvernement et des partenaires techniques et financiers sur ce secteur. Le premier Plan National de Développement Sanitaire est ainsi prévu pour l’année 2011.

Coopération française
La France est le premier bailleur du secteur santé au Cameroun avec 25 millions d’euros d’aide bilatérale et multilatérale par an (16,4 milliards de FCFA). Le Document Cadre de Partenariathttp://www.ambafrance-cm.org/spip.php?article768, qui régit les actions de coopération entre la France et le Cameroun, place la santé parmi les 4 pôles de concentration de l’aide française. Les deux axes majeurs de cette coopération sont la santé publique et la recherche appliquée, conjuguant l’appui institutionnel (9 conseillers techniques) et les interventions soit ciblées (PEV, VIH/Sida), soit globales mais régionalisées en fonction des déficits de l’offre de soins (Septentrion et Sud).

La France intervient aux côtés du Gouvernement camerounais pour la mise en œuvre de la Stratégie Sectorielle Santé. Les secteurs prioritaires de l’aide sont la santé maternelle et infantile, la lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme, ainsi que l’extension de la couverture vaccinale. La France participe ainsi à hauteur de 100 millions d’euros par an au financement de l’Alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation (GAVI) et à hauteur de 2 millions d’euros par an au GIP Ensemble pour une Solidarité Thérapeutique Hospitalière En Réseau (ESTHER Cameroun).

Globalement, entre 2000 et 2008, le montant de l’aide française en matière de santé a été multiplié par quatre, au profit notamment de l’aide multilatérale qui représente aujourd’hui 73% de notre Aide Publique au Développement. La France participe au financement du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, de la Facilité internationale d’achat de médicaments (UNITAID), de l’Union européenne, des Banques de développement et des agences des Nations Unies (UNFPA, UNICEF, OMS).

Au Cameroun, la majeure partie de l’aide bilatérale française en matière de santé est mise en œuvre par l’Agence Française de Développement dans le cadre du Contrat de Désendettement Développement (C2D)http://www.ambafrance-cm.org/spip.php?article343. Le volet santé du C2D, d’un montant total de 90 millions d’euros pour la période 2006-2012, a dans un premier temps permis de financer des actions dans les domaines suivants :
- appui institutionnel au Ministère de la Santé Publique camerounais

- appui au Septentrion (dotation en médicaments, équipements hospitaliers, recrutement et paiement de 150 agents de santé…)

- lutte contre le VIH/Sida

- mise en place d’un diplôme interuniversitaire de prise en charge globale du VIH/Sida avec les universités de Montpellier et de Yaoundé 1 (formation de soixante praticiens par an)

- appui au programme de vaccination (renforcement de la chaîne du froid vaccinale)

- remise à niveau des locaux et matériels hospitaliers

- affectation de personnel de santé dans les zones défavorisées.

A partir de 2011, la deuxième phase du projet santé adopte une approche sectorielle et multilatérale en cofinancement avec la KFW, la GIZ et la Banque Mondiale, sur le thème prioritaire de la santé maternelle et infantile. Les objectifs sont d’améliorer l’accès des femmes enceintes et des nourrissons aux services de santé (financement de la demande) et de mettre à niveau les plateaux techniques obstétricaux.
Parallèlement aux projets financés par le C2D Santé, plusieurs projets du Fonds de Solidarité Prioritaire mis en œuvre par le Service de Coopération et d’Action Culturelle bénéficient actuellement au Cameroun :
- Le projet pour la santé mère-enfant vise à former le personnel médical et paramédical de terrain (auxiliaires de santé, infirmières, aides-soignantes, sages-femmes) intervenant dans les procédures de santé liées à la mère et à l’enfant, depuis la conception de l’enfant jusqu’au sevrage maternel.

- Le projet pour l’amélioration de l’utilisation des médicaments et des vaccins, qui sera lancé en avril 2011 pour une durée de 24 mois, prévoit d’attribuer une aide d’1 million d’euros au Réseau Médicaments et Développement (ReMeD) et à l’Agence pour la Médecine Préventive (AMP) pour former et informer les acteurs du secteur santé sur les bonnes pratiques de délivrance et d’utilisation des produits.

- Le projet d’appui à la recherche sur les méningites bactériennes aiguës en Afrique sahélienne associe 8 institutions françaises et africaines (le CERMES au Niger, le Centre Muraz au Burkina Faso, l’Agence de Médecine Préventive et l’Institut Pasteur en France, l’INRSP au Mali, les Instituts Pasteurs de Côté d’Ivoire et de Centrafrique et le Centre Pasteur du Cameroun à Garoua) autour de trois composantes : renforcement des capacités de recherche en biologie moléculaire et en épidémiologie pour la lutte contre les méningites bactériennes aiguës et les épidémies à méningocoques, renforcement de la surveillance épidémiologique des différents agents de méningites bactériennes aiguës et recherches opérationnelles sur les méningites bactériennes aiguës. La coordination scientifique du programme est assurée par le Centre Pasteur du Cameroun (annexe de Garoua).

Le Cameroun est par ailleurs bénéficiaire de l’engagement pris par les membres du G8 à Muskoka en juin 2010. Pour la période 2011-2015, 500 millions d’euros vont ainsi être attribués par la France à la lutte contre la mortalité maternelle et infantile. Cet apport supplémentaire va permettre d’augmenter de 20% la contribution française au Fonds Mondial (360 millions d’euros par an), d’augmenter de 24 millions d’euros par an l’aide multilatérale (sous forme de contributions à l’OMS, l’UNICEF et l’UNFPA) et d’autant l’aide bilatérale pour lutter contre la mortalité infantile et maternelle dans 18 pays en développement. Au Cameroun, la part d’aide bilatérale française de l’initiative de Muskoka sera mise en œuvre par l’Agence Française de Développement. D’après les estimations de l’OMS, l’initiative de Muskoka devrait permettre d’éviter la mort de 1,3 millions d’enfants de moins de 5 ans, 64 000 morts maternelles et donner accès à des méthodes modernes de planning familial à 12 millions de couples.

La coopération française est également très active au Cameroun dans le secteur de la recherche, à travers l’Agence Nationale de Recherche sur le Sida (ANRS) http://www.anrs.fr/, le Centre National de Recherche Scientifique (CNRS) http://www.cnrs.fr/, le Centre Pasteur du Cameroun (lien vers http://www.pasteur-yaounde.org/ à Yaoundé et à Garoua et l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) http://www.ird.fr/. Les domaines de recherche privilégiés sont :

- Les maladies infectieuses transmissibles (Sida, tuberculose, paludisme, poliomyélite...),

- Les maladies émergentes et ré-émergentes (fièvre jaune, Ebola, Chikungunya, trypanosomiase humaine africaine, ulcère de Buruli, rétroviroses…)

- Maladies orphelines et maladies négligées

- La socio-anthropologie en matière de lutte contre les grandes pandémies

- Les études socio-économiques en matière d’accès aux soins des malades de grandes pandémies

Le Service de Coopération et d’Action Culturelle de Yaoundé attribue par ailleurs des bourses (études, stages ou missions) dans les secteurs de la santé publique, de l’économie de la santé, de l’épidémiologie, de la recherche fondamentale ou appliquée et des spécialités rares, pour un montant total de 100 000 euros par an.

En 2010, la coopération française a notamment appuyé un projet de prévention du choléra et des maladies hydriques dans l’Extrême Nord du Cameroun mis en œuvre par l’ONG CARE Cameroun et l’association AGADJAS (financement du Fonds Social de Développement (lien vers http://www.ambafrance-cm.org/spip.php?rubrique300et du C2D pour un montant total de 180 000 €), la publication d’une étude de l’ANRS sur la prise en charge du VIH/Sida, la publication d’une étude du CNRS par Henri Tourneux sur la communication en matière de promotion de la santé, la publication internationale des résultats de l’étude Strat-All qui modifie les normes internationales de prise en charge du VIH/Sida. En 2009, la France avait également apporté un soutien financier aux journées scientifiques de l’ANRS et aux célébrations du 50ème anniversaire du Centre Pasteur du Cameroun.


publié le 14 octobre 2011

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